Coraline (Henry Selick)- critique du film
Cela faisait des mois que j’attendais de voir Coraline et grâce à Universal qui m’a invité à Bruxelles au Bifff pour voir le film j’ai pu découvrir un véritable petit bijou . Coraline a première vue avait pour le geek que je suis tout pour être un film d’animation féerique, artistique dans le bon sens du terme et ce jusqu’au bout des ongles. Je pensais à tort le film peut être plus lisse que prévue. Autant être honnête, après la vision du dernier bijou de Henry Selick je suis heureux de dire que j’avais complètement tort. Coraline est magique en plus d’être un véritable tour de force dans le domaine du stop motion. Chose rare c’est aussi un incroyable mélange entre Freddy – les griffes de la nuit, Alice aux pays des merveilles et Ubik de Philip K dick. Oui tout cela en un film , le mélange semble improbable et pourtant ca fonctionne.
L’idée de voir un film se bâtir sur des enfants s’enfuyant dans des mondes alternatifs ou imaginaires à toujours eu bonne presse dans le cinéma fantastique ( l‘histoire sans fin terrabithia…) Aujourd’hui Coraline, roman de Neil Gaiman a l’origine se voit offrir la chance de passer sur grand écran. Voici donc le pitch d’origine pour vous donner un point de départ : L’histoire d’une fillette qui pousse une porte secrète dans sa nouvelle maison et découvre alors une version alternative de sa propre vie. Au premier abord, cette vie parallèle est étrangement similaire à la sienne – en bien meilleure. Mais quand cette aventure fantastiquement déjantée commence à devenir dangereuse et que sa fausse mère essaie de la garder avec elle à jamais, Coraline n’a d‘armes que son ferme entêtement et son courage, et la complicité de voisins et d’un chat noir parlant, pour venir en aide à ses vrais parents et aux autres enfants fantômes et rentrer enfin à la maison.
Les pièces du puzzle sont désormais mise en place et l’ont peut commencer à se poser certaines questions. La jeune Coraline est6elle en train de rêver tout cela, est-elle folle ou bien pire encore est-ce que ce qui lui arrive est totalement vrai. La 1ere chose qui m’a surpris est la façon dont lentement mais sûrement le film verse dans une sorte d’horreur atmosphérique. Rassurez-vous rien de gore ou border line, mais le film de Henry sellick se nourrit des craintes et de l’imaginaire que peuvent avoir les enfants à cette période de leur existence. Sur certains points et ne serait ce que par le personnage de la deuxième mère, le film trouve une affiliation peut être involontaire avec Freddy. Ce dans la façon dont ce personnage façonne des mondes de rêve et de cauchemar en même temps. Lentement mais sûrement le côté inquiétant du film se met en place jusqu’à culminer dans un dernier acte prenant et techniquement bluffant.
Car oui c’est bien là aussi un des points majeurs de ce film. L’animation en stop motion pourrait paraître daté et peu adapté à ce genre d’histoire, mais l’incroyable est que Selick et son équipe réussissent à faire encore mieux que dans l’étrange noël de Monsieur Jack. La barre était déjà haute, mais ici certaines séquences (celles dans le 2e monde et la créativité qui va avec) vous laisseront sans voix. Beaucoup de cinéastes s’évertuent à faire certains effets en réels et non via l’image de synthèses, pour que cela est plus d’impact quand on les découvrent sur grand écrans. C’est ce genre d’intentions qui animent Henry Selick dans ses films. Un retour vers l’animation avec des « bouts de ficelles ». La force de Coraline réside aussi bien dans son histoire que dans sa réalisation. Car non content de jouer avec nos désirs et craintes de l’époque où nous étions enfant, Coraline nous ramène vers un cinéma plus pure dans sa façon de nous faire rêver.
On est face au travail d’un artiste et non d’un yes man engagé pour mettre en boite le film en un temps record. L’amour que le réalisateur et ses équipes mettent dans ce film, dans le but de créer un univers magnifique, onirique et terrifiant à la fois transparaît à chaque image. L’honnêteté à tendance à se perdre au cinéma. Les films devenant des produits comme les autres. On n’en est donc que plus heureux quand grâce à une bande de doux dingues on tombe sur un pur ovni dark et poétique à la fois. Coraline est bel et bien à la hauteur des espérances que j’avais. Réussi de bout en bout, c’est un vrai plaisir de cinéma qui va s’abattre sur vous d’ici quelques mois. A ne pas manquer !
Ps : le film sera diffusé en avant 1ere le 26 avril au Rex pour les parisiens en 2e partie de la soirée spéciale avec Star Trek. J’y serai pour les deux, donc si vous avez pris un billet ça sera une bonne occasion pour discuter un coup.


12. Apr, 2009 

















J’attends avec impatience la sortie de ce film et tu viens de me donner encore plus envie de le voir
@antho: Le film est un vrai bonheur complètement dark et magique à la fois. Le mix des deux peut paraître bizarre a 1ere vue, mais le plus incroyable est o combien ca fonctionne de façon “smooth” dirons nous. On est très vite accroché et ça ne relâche pas jusqu’à la fin. Quand je vois le travail que Selick fait ca me fait penser a un truc tout bête en fait, le domaine de l’animation au cinéma aujourd’hui est comme un triangle, 3 pointes représentant 3 domaines: l’image de synthèse avec Pixar, la 2d avec le studio ghibli et le stop motion avec Henry Selick. Ils sont chacun des maitres dans leurs domaines et font des films diaboliquement humain et parfait à chaque fois. Si t’est sur paris le 26 prends ta place mister ^^
Ta critique élogieuse ne fait qu’augmenter mon impatience pour voir ce film en salles obscures. Quand on voit les making of, on peut se dire qu’Henry Selick est un véritable passionné, comme on en fait peut aujourd’hui !
Vivement le 10 juin !
Si ça n’avait pas été en 2e partie de soirée je serai venu sans aucun problème
Je voulais savoir si le film a été projeté en 3D? En tout il a l’air très réussi, je suis déçu de ne pas avoir pu aller au Biff.
@neoslyder: le film est une excellente surprise, tu peux y aller sans craintes.Par contre non il n’a pas été diffusé en 3d, c’est dommage car sur certaines séquences le rendu doit être incroyable.
Tiens, si tu veux quelques magnifiques artworks de Coraline, c’est par ici que cela se passe
http://www.focusonanimation.com/2009/05/27/quelques-artworks-de-coraline/