Mind Game (Masaaki Yuasa) Test double dvd Français…
disponible en magasin le 18 novembre 2009
Avis sur le film:Définir l’essence même de Mind Game, c’est un peu comme essayer de lire les notes fait à la va vite par un génie comme Einstein alors que l’on est qu’un simple humain. Mind Game est ce que je range dans la catégorie des trips visuels. Une œuvre incroyablement créative, mais dont le côté allumé pourra faire peur aux premiers abords et pourtant c’est quand on se met à gratter sur les contours que l’on se rend compte alors de la richesse du film en lui-même. Pour ceux qui connaisse un peu le milieu de l’anime japonaise le simple fait de voir le nom du Studio 4C dans le générique devrait suffire à vous convaincre des futurs qualités du bébé…et c’est effectivement le cas. Pour moi ce studio est en quelque sorte la version japonaise Trash de Pixar. J’entends par là que tout comme Pixar, 4c tente toujours de repousser les limites des barrières créatives. Ils expérimentent sans cesse, tentent des nouveaux trucs et aboutissent à des expériences visuelles et narratives bien souvent brillantes. Car c’est de la combinaison du visuel et du narratif que naît l’implication du public. Il faut le clouer à son fauteuil et faire en sorte de ne pas lui laisser l’opportunité d’aller voir ailleurs. C’est exactement ce qui se passe ici. Expliquer en long et en détail le film équivaudrait à amoindrir le potentiel de surprises. Je me contenterais donc de vous dire que certes cette aventure « Mind Game » n’est pas forcément le film le plus grand public qui soit, mais pour quiconque s’intéresse à la culture « anime jap » c’est une étape quasi obligatoire. Le film concentre a peu près tout ce que j’adore comme « folie furieuse créative » que les studios d’animation de ce pays mettent dans chacun de ces films. Un trip de malade à voir et à revoir pour en saisir toute l’excellence.
Pitch du film : Nishi est un mangaka méconnu, un type comme les autres, un type banal. Il retrouve un jour une amie du collège, Myon. Pendant toutes ces années, son amour pour Myon ne s’est pas éteint. Seulement, la jeune femme est fiancée, et pour lui présenter l’heureux élu, elle invite à Nishi à la rejoindre dans le bar tenu par son père. Des yakuzas débarquent. Ils en veulent au gérant. Nishi se fait descendre. Accueilli par Dieu, il refuse de mourir et se lance dans une course avec le Saint Père, qu’il doit remporter pour réécrire le cours de son histoire. Vraiment un type banal, ce Nishi.
Le double dvd:
Les bonus :D’habitude quand on voulait voir des films japonais en condition idéal il fallait aller faire un tour du côté de l’import. Cela coûtait la peau du cul, mais on en ressortait avec une édition qui valait le coup. Potemkine prend ici le contre-pied et nous offre un contenu de 1ere classe pour un prix normal. On n’y perd pas au change. Pour tous les fans d’animations je retiens surtout au-delà des interviews, scènes commentées…la présence d’un petit trésor sur la 2e galette : le film en animatics. Pour tout ceux ayant des désirs de réalisations ou juste l’intention d’en savoir un peu plus sur la fabrication d’un film de ce genre, c’est un bonus en or. Une très bonne initiative de la part de l’éditeur de l’avoir mis dans cette version.
L’image et le son : La présence de la version japonaise sous titré en français ainsi que d’une VF correct donnera l’occasion aux puristes comme aux néophytes d’écouter le film correctement. Je ne peux que vous conseiller de regarder le film en version japonaise, cela renforce encore plus le côté décalé du film.
Note Global : Bien que j’aurais rêver de voir ce film en version Blu-Ray, l’édition zone 2 France remplit haut la main sa mission de mise en valeur de l’ovni qu’est Mind Game. C’est suffisamment rare de trouver des éditions françaises d’anime qui rivalisent avec les éditions Jap alors autant le dire. Un ovni totale, une édition de très bonne facture, découvrez le rapidement !


17. Nov, 2009 












Pas encore eu le temps de le voir :/
Mais avec le Studio 4° on est rarement déçu
Une bombe absolue. Mindgame, c’est un peu comme si Alan Moore avait scénarisé FLCL. Pour ma part, c’est un aboutissement absolu en terme de narration: c’est bien simple, on n’avait jamais vu une histoire racontée de la sorte, certaines données étant comprises par notre cerveau gauche bien avant d’être interprétées par le cerveau droit. Un film qui parle à l’instinct avant que l’intellect comprenne l’information qui est passée. Mindgame, c’est le film qui narrativement à 20 ans d’avance sur son temps. Il ne s’explique définitivement pas. Il se vit et donne l’impression d’avoir vécu les vies des 4 protagonistes jusque dans ce qu’elles ont de plus enraciné de plus profond, de plus subtil. Un film-phare.
A y est !
J’ai eu mon DVD de Mind Game.
Merciiii @chandleyr